Cours de Capoeira Angola
Ìjàkadì
Jogar Capoeira ou danse de la guerre de Johann Moritz Rugendas-1835
| Brèves de Capoeira | |
|---|---|
| 01-04-08 | Brève de Pistoleiro |
| 14-05-08 | La roda, c'est un cercle un peu vicieux,... |
| 01-10-09 | La capoeira c'est la liberté... |
L'association Ìjàkadì, membre de l'École de Capoeira Angola de Paris, vous propose un cours de Capoeira angola destiné aux adultes et adolescents
- tous les mercredi de 19h30 à 21h30
à la MJC d'Argenteuil.
Maison des Jeunes et de la Culture7, rue des Gobelins
95100 Argenteuil (Val d'Oise)
01 39 61 78 03
Laurent «Pistoleiro» contact@ijakadi.fr
06 37 08 27 38
- Les visiteurs d'autres groupes sont les bienvenus !
-
Roda avec Guará et l'ECAP: tous les dimanche, sauf vacances scolaires, au
Gymnase Ronsard: 2 rue Ronsard 75018 Paris
Brève de Capoeira
Croyez-vous qu'au champ, au moulin ou à la ville, l'esclave avait l'opportunité de mettre genou à terre ou de s'asseoir sur son séant pour se reposer en dehors des quelques heures de répit octroyées par le maître ?Certes non, l'esclave n'avait de valeur qu'en sa condition d'outil de production plus ou moins déshumanisé, il était un bien matériel qui se devait d'être industrieux pour assurer la fortune du maître et des négriers.
Les insoumis et tous les récalcitrants étaient sévèrement punis, voire châtiés ou même tués.
Le sort était cruel et la survie une lutte dans l'asservissement et la soumission.
De la même façon aujourd'hui encore, dans le jeu, dans la lutte le capoeiriste ne doit pas poser le genou au sol ; et si son derrière y tombe, il se trouve alors dans une fâcheuse posture qui peut même s'avérer dangereuse pour son intégrité.
Le capoeiriste se repose, s'économise en feignant la pleine activité, et lorsqu'il simule la passivité, c'est souvent pour leurrer, il prépare une action surprenant son partenaire, son adversaire, son camarade.
Si on devait y voir un art martial, la capoeira traditionnelle serait un art à l'apparence interne parfois trompeuse .
Certes elle est un jeu une, danse, mais elle n'est pas que cela !
Elle est aussi une manifestation culturelle, tradition musicale et littéraire, rituel populaire hérité de l'histoire et de la culture antérieure des esclaves déportés, métissé sur la terre d'exil.
En dehors de quelques épisodes ou les capoeiras étaient désignés volontaires pour les champs de batailles, la capoeira était illégale et clandestine jusqu'au siècle dernier, elle a toujours du se cacher.
La tradition dit aussi que la capoeira fut pratiquée par les esclaves en fuite
On a souvent dit que la capoeira lutte dans la danse et danse dans la lutte.
Rugendas la nomme « capoeira ou danse de la guerre »
Même dans le jeu fraternel avec un camarade qu'il affectionne, le capoeiriste doit toujours rester eveillé et méfiant, car s'il est pris en défaut dans un moment de relâchement, il peut lui en coûter des instants cuisants lors desquels les fondements de la capoeira se rappelleront à lui.
Telle le tao, la capoeira est yin et yang.